Ce blogue de voyage n’a pas d’autres objectifs que de donner a ceux et celles qui le liront le désir de se lancer aussi sur le chemin de compostelle. Non pas à travers de ronflantes descriptions des étapes où une liste infinie de conseils pratiques, non. Le Web regorge de sites où tous ces aspects sont traités en long et en large

J’aime bien aborder l’expérience sous un autre angle, par exemple celui du sommeil et de la nuit. On s’attend à quoi quand on accepte de loger dans 30 gîtes différents en moins de 33 jours.
La noria aux toilettes.
C’est comme un défilé initié par le premier qui veut soulager sa vessie au début de la nuit,plus souvent vers 1h30 du matin. On se réveille, on ouvre les yeux et on se dit « merde, faut que j’y aille ». Mais attention, cest comme une course à obstacles. Primo, ne pas réveiller le ou les autres personnes qui partagent la chambre, car cela arrive parfois dans les gîtes communaux. Voir la photo d’une chambre type. Après cette 1re épreuve,il faut se battre avec la serrure de la porte de chambre qui ne manquera pas de faire un SCHLAK des plus retentissant! Ensuite, à quelques encablures, on trouve la porte de la toilette qui est heureusement inoccupée. Les secondes s’écoulent dans un silence oppressant et là, rebelote, SCHLAK, une seconde serrure qui déchire la quiétude nocturne comme une alerte amber sur un portable…Pour la discrétion, faudra repasser, car tout le secteur est aux abois. Tout en maudissant la quincaillerie française, je regagne ma chambre en déclenchant un ultime SCHLAK qui achève de réveiller les dernières personnes qui ne l’avaient pas été précédemment…
Et c’est ainsi que commence le bal (la noria) aux toilettes, car tout le monde est éveillé et le festival des SCHLAKS des serrures se met en branle pour au moins 15 minutes après le lancement que j’ai bien involontairement initié !
Il y a aussi la religion.
Bien peu de personnes rencontrées se definissent dans une démarche religieuse bien que le but final du pèlerinage soit la ville de Compostelle où se trouve les reliques de l’apôtre Jacques.
Pourtant, il règne une forme de mystique qui imprègne chaque geste en filigrane des étapes qui jalonnent le parcours. De la Grande messe des pèlerins au départ de Puy-en-Velay, en passant par les innombrables églises médiévales et les croix de pierre qu’on retrouve un peu partout. Et c’est aussi a travers les repas quasi biblique en groupe avec de parfaits étrangers qui, l’instant d’un repas, deviennent pratiquement des membres d’une grande famille.
Je me suis même surpris à psalmodier des prières et tremper mes doigts dans un bénitier pour faire parfois un signe de croix. Mes racines catholiques se trouvant reactivées par des lieux et des symboles chargés d’histoire. C’est presque déstabilisant comme impression…
Après plus de 12 jours de marche et une moyenne quotidienne de 17km, le corps tient le coup. Aucune ampoule ni douleur particulières, au contraire, le rythme est pris.
La météo est absolument splendide et le demeurera pour les prochains jours. On est chanceux.
À bientôt.😇























