Nous voici rendu au dernier tiers de ce voyage. Quelques constats s’imposent après plus de 364 km de marche et 1001 rencontres avec des pèlerins.
Dieu est encore bien vivant en France et c’est pour moi une grande surprise. Vrai que le chemin de compostelle est littĂ©ralement semĂ© d’églises, de croix, de citations bibliques, mais je croyais un peu naĂŻvement que le catholicisme avait Ă©tĂ© jetĂ© aux orties depuis longtemps ici. Et bien non. Pas plus tard qu’hier, dans un interminable escalier de Rocamadour, je doublais un jeune homme d’au plus 27 ans qui montait Ă genoux les 208 marches qui le mèneraient au Sanctuaire dĂ©diĂ© Ă une vierge vĂ©nĂ©rĂ©e depuis 1000 ans . Moins d’une heure plus tard, je dinais avec lui dans le gĂ®te et il m’expliquait le plus sereinement du monde que son geste etait motivĂ© par son dĂ©sir de trouver un emploi dans son domaine. Il a ajoutĂ©, sĂ©rieux comme un pape, que la vierge noire est reconnue pour exaucer ceux et celles qui font appel Ă sa bienveillance… dĂ©cidĂ©ment…
Ce dernier exemple est bien sûr un peu extrême, mais il illustre pour moi une révélation : l’Eglise de France est encore bien présente dans le quotidien des gens ici. Pour ma part, cela me permet de prendre de nombreux clichés des monuments et décors religieux qui sont souvent splendides.
Les chiens sont une véritable passion pour une frange importante des français. De toutes les dimensions, on les bichonnent comme des enfants, les portent dans les bras et même dans des poussettes!!!!
Jai vu hier mon premier McDonald’s depuis le 7 septembre. Seigneur que je ne mennuie pas de ça! On est pas bombardé des mêmes satanés bannières qui polluent nos paysages nord-américain.
Une chance que nous sommes en sac à dos et que chaque gramme est compté, car avec toutes les boutiques et épiceries fines que l’on croise, je reviendrais à Montréal avec un 24 roues! Je me sens souvent comme un chiot qui pleure seul devant les étalages tous plus alléchants les uns que les autres.
J’écris ces lignes Ă Figeac, d’un appartement louĂ© sur Airbnb. Cest une entorse aux gites de pèlerins et aux repas en commun qui sont notre lot depuis le dĂ©but du voyage. Cependant cela permet de se « dĂ©poser » calmement, moins parler, faire une mĂ©ga lessive et refaire son sac pour la fin du voyage. Pour ma part, cest une pause salutaire que j’apprĂ©cie mĂŞme si cela reprĂ©sente une interruption du rythme compostellien…
Les prochains jours s’annoncent plus nuageux et parfois pluvieux. On a été gâté depuis le 7 septembre avec près de 95% de soleil.
On verra bien. À bientôt.












