D’autres photos en Cappadoce, villes troglodytes, couchers de soleil et escapade en montgolfière

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Premières impressions

Bonjour Ă  tous et toutes

Je commence cette première chronique bercé par le chant du muezzin et l’appel à la prière qui résonne plusieurs fois par jour. Celui de 16h est moins problématique que celui de 4h du matin….

J’espère que vous passez un bel été et que la météo est aussi splendide qu’ici. Je commence tout doucement a rédiger ces chroniques directement sur un clavier d’IPad ce qui n’est pas idéal, mais bon, chouya, chouya, je vais y arriver. Le transfert de photos d’un appareil Nikon de 2013 n’est pas non plus des plus simple et certainement pas rapide. Il faudra patienter un peu pour celles-ci, mais ça va venir.

Alors la Turquie 🇹🇷 après quatre jours et quatre nuits, ça va comment?
Et bien c’est plutôt intéressant et ma foi, bien organisé jusqu’à maintenant. Après un vol et un transfert long mais sans histoire et une nuit dans un hôtel anonyme près de l’aéroport d’Istanbul, on a mis le cap sur Ankara, la capitale. Une autre nuit là-aussi et enfin nous terminons notre seconde journée à Goreme, petite ville de la Capadocce. Pour les férus du pays, c’est là que sont proposées les célèbres et dispendieuses escapades en ballon au-dessus de la ville et des vallées. Ce sera notre tour demain de s’élever dans les airs avec seize autres personnes pour une heure ( 120 euros…) et dominer cette superbe région et je mettrai sur le blogue des photos évidemment.

La bagarre

Nous avons louĂ© une voiture et je dois confesser que j’avais quelques apprĂ©hensions Ă  l’idĂ©e mĂŞme de conduire en Turquie. Erreur sur toute la ligne, les routes sont Ă©tonnamment belles et les autoroutes payantes sont impeccables. OK, les taxis conduisent comme des dingues, les chauffeurs nous collent parfois aux fesses et les piĂ©tons sont des proies Ă  Ă©craser comme des marmottes en campagne, mais quand on « pogne le beat Â» c’est parfait. Je me fonds dans cette dynamique et on roule sans problème. L’important est de toujours demeurer vigilant et Ă  l’affĂ»t des autres qui arrivent parfois de tous les cĂ´tĂ©s. Souvent des chiens errants et parfois des vaches… merci Ă  Fadi, mon super beau frère qui a louĂ© cette voiture et qui fut aussi la première victime de tentatives rĂ©pĂ©tĂ©es d’arnaque de la part du prĂ©posĂ© qui voulait nous soutirer pratiquement 50% de plus en $ du contrat finalisĂ© via internet. Je vous Ă©pargne les dĂ©tails, mais cela frĂ´lait l’indĂ©cence. Cependant, le monsieur devait composer avec 2 libanais.e.s et une mexicaine et un pauvre quĂ©bĂ©cois. Le combat fut Ă©pique, mais on a rĂ©ussi Ă  sortir des lieux avec une anĂ©mique Fiat. Et des kilomètres, on en a fait Ă  la tonne et bien honnĂŞtement, comme montrĂ©alais, après avoir affrontĂ© les bouchons de la 20, les cratères de la ville et les 1001 cĂ´nes et chantiers, conduire ici, c’est de la petite bière. J’ai mĂŞme mis une photo de l’autoroute prise en conduisant.

Négocier

C’est un sport national. De l’achat de fruits, aux coût d’un repas au restaurant et l’achat de souvenirs , il faut être prêt à faire preuve de diplomatie autant que de vigilance. C’est un jeu qui se joue avec des règles non écrites, mais simples. Il faut aussi accepter d’être ce que l’on est : c’est-à-dire un touriste et nous serons inévitablement facturés plus cher que les autres…sauf si on achète local dans les petits marchés qui pullulent ça et là. Et c’est ce qu’on (tente) de faire au maximum.

Ataturk

Mustapha Kemal Ataturk pour les intimes. C’est le père de la Turquie moderne, celui qui, dans les années 20 et après la Première Guerre mondiale, a lancé le pays dans une série de réformes qui ont fondamentalement transformé le pays. De fonds en comble. Son impact fut énorme et se fait encore ressentir aujourd’hui. Frontières géographiques, alphabet, droit des femmes, laïcité du pays et tant d’autres actions pour ne nommer que les plus connues. Le personnage ne fut pas exemplaire à tous les points de vue, mais bon… lors de notre visite à Ankara, son mausolée assorti d’un impressionnant musée, furent les seuls et uniques lieux que nous avons visité. J’ai mis quelques photos des lieux hier, mais je n’ai pas eu le temps de les commenter. Boukra, boukra!…

La nourriture

Kebab. Le mot est partout et les grillades sont omniprésentes. Jusqu’à maintenant, on a eu de bons repas et je n’ai rien de plus à ajouter ici, sinon que les fruits sont savoureux et les légumes frais et abondants. Le meilleur est à venir pour cet aspect du voyage.

Pour la prochaine chronique, je vous résumerai notre séjour en Capadocce, la visite des nombreuses villes troglodytes, les treks dans de superbes vallées volcaniques et surtout, l’incontournable escapade en montgolfière au-dessus de la ville. Je tenterai d’ajouter entretemps des photos de ces journées qui furent mémorables. On met prochainement le cap sur Antalya pour un beau voyage de 500km en Fiat,

Bonne journée et n’hésitez pas à m’écrire via le blogue si vous avez le temps. Salutations à tout le monde.

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1res Photos en vrac, descriptif Ă  venir,

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Arrivés

Gunaidin!

Nous sommes bien arrivés à destination. Tout est OK. Après une nuit à Istanbul, une autre à Ankara et plusieurs centaines de km en Fiat, nous venons d’arriver à Goreme, en Capadocce.
je vais essayer d’ajouter une première chronique et quelques photos ce soir ou demain.

A+

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2023. Encore voyager quand il fait 33 degrĂ©s Ă  Kuujjuaq…

27 200+ Sainte Sophie Photos, taleaux et images libre de droits - iStock |  Mosquée bleue, Istanbul, Tour de pise

Sarığın beyazlığına bakma, belki sabun veresiye çekilmiştir.” qui signifie : Ne regarde pas à la blancheur du turban, peut-être que le savon était pris à crédit! Essayer de prononcer la phrase 3 fois rapidement pour voir.

Avouer que ce proverbe local est franchement sympathique. Quand les mĂ©dias sociaux règnent en maitres sur les communications, quand tout, presque absolument tout, doit se plier Ă  la dictature des Ă©mojis et des « likes ». Pas Ă©tonnant que le contenant soit tellement plus important que le contenu. Comme je le dis souvent, les cadeaux les mieux enveloppĂ©s sont souvent les plus dĂ©cevants.

VoilĂ  donc pour ce blogue. L’emballage sera Ă  l’avenant, mais je tenterai d’y mettre un peu de contenu et il ne sera pas financĂ© Ă  crĂ©dit, ni par des repiquages illĂ©gaux, ni WikipĂ©dia, ni Chien ou ChatGPT, ni rien de ça, promis. Ce seront de petites sĂ©quences de vie appelĂ©es Ă  vous faire sourire, rĂ©flĂ©chir et, qui sait, vous faire rĂ©agir. Oui, oui, mĂŞme en vacances, en plein mois de juillet au moment mĂŞme oĂą le cerveau est en lock-out jusqu’au rĂ©veil de la fin aoĂ»t. C’est Denise Bombardier (que je salue) qui serait fière de moi, enfin j’imagine… Pour les curieux, ne manquez pas de visionner cet extrait de l’émission Apostrophe oĂą elle avait, avec un remarquable courage et 30 ans avant Meetoo, dĂ©noncĂ© un Ă©crivain français qui faisait l’objet de la plus abjecte complaisance du milieu littĂ©raire parisien.

https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-8793865/denise-bombardier-s-en-prend-a-auteur-gabriel-matzneff

Mais revenons Ă  nos moutons et au titre de cette chronique.
Quand on y pense (trop), avouons que la question mérite d’être posée: pourquoi voyager outre-mer dans le contexte actuelle ? Les raisons sont pourtant évidentes pardi! OK, il y en a des tas et on les connaît pas mal toutes!

Cependant, ces temps-ci, je réfléchie souvent à celles qui militent contre. Amusons-nous avec quelques-unes.

  1. Dorval. J’ai plus peur des contrĂ´les de dĂ©part au pays que tous les autres pĂ©pins d’un voyage. Pour ĂŞtre franc, je me prĂ©pare au calvaire que reprĂ©sente un aĂ©roport bondĂ©, les files d’attente interminables, la pĂ©nurie d’employĂ©s, les vols retardĂ©s et les bagages Ă©garĂ©es. Si on passe Ă  travers cela, plus rien ne pourra nous arrĂŞter.
  2. Les coûts. Merci à Nada & Fadi qui ont fait les réservations des billets très tôt en saison, car les prix deviennent de plus en plus indécents. Dire qu’un voyage est devenu un luxe est une évidence et pourtant, le tourisme de masse qui laboure littéralement les villes et les sites archéologiques ne cesse de croître. Pourquoi est-ce si important de voir et d’être (sur) les lieux? On pourrait argumenter longtemps. D’ailleurs le lendemain de cette chronique, lisez ce que Stéphane Laporte publiait le 8 juillet dans La Presse : https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2023-07-08/vacances-comparees.php Incroyable!
  3. La Terre crame. Les médias nous accablent quotidiennement avec la chaleur, les feux de forêts, les sécheresses, les glaciers qui se liquéfient, la consommation effrénée d’énergie. Comme si le réchauffement climatique se transformait maintenant en cascades de catastrophes naturelles. Et moi, bien peinard, je prendrai un bon gros jumbo jet (rempli d’essence) avec 300 de mes semblables pour aller folâtrer trois semaines (en voiture) au pays d’Ataturk. L’Épée de Damoclès est bien pendue au dessus de nos têtes et, parfois, furtivement, une légère anxiété m’accable.
  4. L’âge et l’innocence. Quand je pense aux voyages précédents, je réalise qu’une certaine naïveté s’est estompée avec le temps. Je ne crois plus que les voyages forment la jeunesse, mais qu’ils nous permettent de s’ouvrir un peu sur ce monde si fragile. Voir la vie à travers un prisme différent afin que notre existence ne se résume pas au Bungalow-auto-Costco-dodo. Dans le fonds, les voyages me permettent simplement de relativiser nos petites misères quotidiennes et croyez-moi, elles sont parfois légions dans le monde scolaire. La Turquie est pratiquement voisine de l’Ukraine et frontalière avec le Liban et la Syrie sans parler des tremblements de terre. Je vous laisse imaginer comment on envisage les problèmes de tous les jours làs-bas et c’est ce que j’ai bien hâte de voir si cela est possible en trois petites semaines.

Mais quand ceci est dit, je suis full excité par le départ et la fièvre me reprend tout doucement. J’ai hâte de conduire une voiture manuelle (enfin!) sur les routes de Turquie, activer mes pitoyables compétences de la langue, manger toutes sortes de plats exotiques, me perdent dans les dédales des souks, découvrir les plus beaux sites antiques de la planète, visiter les mosquées millénaires et tout simplement observer la vie quotidienne des gens. Il y a 1001 raisons de partir et c’est avec quelques-unes de celles-ci en tête que nous ferons ce voyage.

MĂŞme s’il fait 33 degrĂ©s Ă  Kuujuack!…

Le Festival de jazz s’achève bientĂ´t et permettez-moi de vous conseiller un album double de Bill Evans enregistrĂ© en1968 qui est ,selon moi, un petit bijou. Il s’intitule « Bill Evans, Some Other Time. The Lost Session from the Black Forest ». C’est splendide et parfait pour l’étĂ©.

Prochaine publication : on arrive Ă  Istanbul, mais on mettra rapidement le cap sur Ankara et la Cappadoce. Photos Ă  venir, soyez sans crainte!

Voici l’itinéraire de voyage qui est prévu. 24 jours. Nous n’aurons pas trop le choix de le respecter puisque les auberges et hôtels sont déjà réservés.

Istanbul – Ankara – RĂ©gion de Cappadoce – Antalya – Patara -Pamukkale – Secuk / Éphèse – Bursa – Istanbul pour les 5 dernières nuits.

Retour prévu à Montréal le 31 juillet à 12 h 35.

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La Turquie dans moins de 72 heures…

Dans un peu plus de 48 heures, ce sera le départ vers la Turquie.

Un « road trip » avec un autre couple (mon beau frère Fadi et sa conjointe Sharon) Ă  travers ce pays Ă  la fois immense et mystĂ©rieux. Carrefour de toutes les cultures et de tous les grands empires, le pays a accueilli tour Ă  tour les civilisations grecques, romaines, byzantine, arabes, turques et combien d’autres encore.

Je tenterai à nouveau à travers ce blogue de vous faire voyager un peu avec nous, d’Istanbul à la Cappadoce en passant par la côte méditerranéenne, Antalya, Éphèse et plusieurs autres cités incrustées d’histoire et de sites archéologiques fabuleux.

Soyez bien libre de vous joindre à nous et si, à travers les textes et les photos qui s’ajouteront graduellement, je vous donne un peu le goût de visiter le pays, alors j’aurai atteint mon objectif principal. En attendant, n’hésitez pas à parcourir les autres publications qui résument deux voyages précédents. Le plus récent à Cuba, deux semaines en sac à dos dans la partie est de l’île et un second qui décrit les 3 mois de voyage en Colombie, au Pérou et en Bolivie. Ce dernier date de 2013 durant les mois de février à avril.


Je tenterai enfin de déposer un article ou des photos à tous les 3-4 jours selon les aléas du voyage. Des photos bien sûr, mais surtout et avant tout de courts récits de situations les plus diverses et quelques réflexions sur le pays, les gens et le voyage en général.


Vous pourrez enfin me faire part de vos commentaires directement via le blogue et soyez assurés que je prendrai le temps de les lire et si possible d’y répondre.
Bon mois de juillet Ă  tous et toutes, reposez-bien!


PS : pardonnez aussi les éventuelles fautes d’orthographe et coquilles, car les corrections se font parfois rapidement ou après publication!

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El pueblo y una anecdota reveladora

Deuxième chronique le voyage à Cuba. Ce n’était somme toute que 14 jours!

Holguin

L’aéroport Franck Pais est minuscule et essentiellement destiné à l’accueil du tourisme de masse des incontournables tout-inclus de de Guadalvaraca. Le 14 juillet, après un départ, ô surprise, retardée de deux heures à Dorval, nous arrivons en fin d’après-midi. Pendant que la majorité des voyageurs grimpent dans les bus à destination des sites touristiques protégés, nous prenons le chemin de la sortie. De concert avec notre Casa, nous avions pris le soin de réserver un taxi qui nous attend pour le transport en ville. Pas besoin de se farcir la négociation d’une course avec des chauffeurs à l’affut de rares clients encore naïfs et peu informés des us et coutumes du pays.

À mentionner ici : l’accueil chaleureux et professionnel de nos hôtes Sarah & David de leur Casa Refugio de Reyes. La chambre est comme une minimaison située au fonds d’un jardin où les plantes exotiques sont partout. Nous sommes en permanence bercés par le chant des oiseaux et le clapotis des fontaines. Et luxe suprême pour un tel endroit, il y a une petite piscine creusée que j’ai testée à plusieurs reprises. On découvrira le lendemain la qualité des petits déjeuners cubain qui sont aussi frais que nourrissants.

refugioreyesholguin@casas-particulares-cuba.site, 23 Peralejo, Holguín, Cuba•+53 24 425175

Pain et guacamole faits maison, miel et café locaux, fruits et jus frais et des omellettes à venir. Wow! Assez pour faire la matinée et des sandwichs pour le midi!

La chambre au fond du jardin

La Casa de Sarah & David fut le lieu où nous avons passé les 2 premières nuits et la dernière à Cuba. L’accueil présageait parfaitement de l’hospitalité des endroits qui suivront. Générosité et chaleur humaine. Si vous passez un jour par Holguin, n’hésitez pas une seconde à en profiter

Images tirées du site TripAdvisor

La ville d’Holguin est intéressante, propre et se veut une bonne façon de de familiariser avec le rythme de vie post-pandémique de Cuba. Mais deux jours suffisent amplement et nous avons ensuite mis le cap sur Santiago qui est la deuxième ville du pays après La Havane. C’est à cet endroit où nous avons dû affronter quelques petits problèmes qui, sans être graves, ont donné une bonne idée de la situation du pays.

Santiago de Cuba

Le voyage vers Santiago a durĂ© près de cinq heures et Ă  cela, il faut ajouter les deux heures de retard causĂ© par un bris mĂ©canique (ou une panne d’essence?) du bus… Une sĂ©rie de petites malchances allait s’accumuler pour teinter la qualitĂ© du sĂ©jour Ă  Santiago. Jugez par vous-mĂŞme :

  • L’autobus Ă©tait en retard de deux heures .
  • ArrivĂ©s Ă  destination, impossible de trouver notre casa, car l’adresse Ă©tait incomplète et le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone aussi!… Plusieurs personnes ont tentĂ© de nous aider, mais en vain. Avec des sacs Ă  dos bien chargĂ©s, nous nous sommes lancĂ©s dans une recherche d’un autre lieu un peu au hasard des rues en tenant compte des concentrations d’affiches bleues des gites touristiques.
  • Nous avons finalement trouvĂ© une casa, mais le service Ă©tait rĂ©duit et lymphatique, car le staff Ă©tait rĂ©duit au minimum.
  • Le sĂ©jour fut ponctuĂ© de divers petits problèmes avec un chauffeur de taxi et la recherche constante de bouteilles d’eau toujours en pĂ©nurie.
  • C’est lĂ  aussi que nous avons dĂ©couvert combien il Ă©tait compliquĂ© d’acheter des billets de bus, (Ă  destination de Baracoa) car le seul mode de paiement acceptĂ© Ă©tait par carte de crĂ©dit…avec une vĂ©rification de l’achat par tĂ©lĂ©phone! Dernière Ă©tape impossible pour nous, car notre cellulaire n’était pas fonctionnel…
  • Je vous Ă©pargne beaucoup de dĂ©tails, mais on peut souligner l’aide exceptionnel du personnel de la compagnie de communication Etecsa situĂ©e au centre-ville qui a eu un peu pitiĂ© de nous en voyant nos efforts rĂ©pĂ©tĂ©s pour acheter des billets de bus en ligne malgrĂ© la lenteur dĂ©sespĂ©rante de l’internet. On leur dois une fière chandelle, car deux employĂ©es nous ont permis de contacter la Casa suivante de Baracoa et c’est finalement un des propriĂ©taires, Roberto, qui nous a achetĂ© lui-mĂŞme les billets tant convoitĂ©s! La saga a nĂ©cessitĂ© une bonne demi-journĂ©e de labeur et nous a obligĂ© Ă  modifier nos plans, mais ça fait partie de la vie en sac Ă  dos.

Ey que dire de la 2e ville de Cuba? Et bien, je sens que nous n’avons pas pu en profiter au maximum, mais comme toutes les cités du pays, on salut encore ici le confort et le plaisir de se retrouver avec les gens. Vieux quartiers, fortifications militaires, quelques musées et beaucoup, beaucoup de marches dans le dédale des rues. Santiago restera aussi mémorable pour le lieu où nous avons entendu le plus de musique et profité des meilleurs mojitos du voyage!

Prochaine chronique : Baracoa & Playa Maguana

Hasta luego!

Les meilleurs mojitos

La caserne Moncada, lieu de la 1re tentative de révolution de Fidel Castro en 1953. A noter les traces de balles qui sont encore bien visibles.

Vue panoramique de la ville de Santiago
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Quelques photos de plus

Playa Maguana, Ă  20 km de Baracoa
Pour de succulents repas de fruits de mer à 7$ à la plage, la cafétéria Chez Victor est incontournable
…et juste en face, la vie des familles cubaines qui profitent d’une journĂ©e de congĂ© Ă  la plage.
Les 400 marches de la colline Ă  Holguin, Ă  36 degrĂ©s!… Vue imprenable garantie.
Le jardin de notre casa en pleine ville d’Holguin. La propriétaire est aussi botaniste et c’est visible partout!
Holguin. On ne se lasse pas de les voir, ces vieilles américaines.
Santiago. Menu d’un restaurant typique et lĂ©gèrement plus « cher » que la moyenne. Pour vous donner une idĂ©e des prix. Utiliser le barème 1 $ Can = 75 pesos
Santiago
Emblématique escargot coloré de la région de Baracoa
Les nombreux treks dans la rĂ©gion de Baracoa exigent qu’on soit en forme. Voir les Ă©chelles…
La récompense au terme de 12 km d’ascensions et de descentes en pleine jungle à 35 degrés. Une toute petite mais fort jolie plage de sable blanc
Autre emblématique escargot coloré de Baracoa
Pour cette excursion, un copain allemand était avec nous
Cascade dans un trek
Ferme de cacao. Toutes les étapes de production ou presque sont sur la table. Chocolat à 100%!
En bateau Ă  rames avec les mangroves.
8 km de sentier semi dĂ©sertique, Ă  37 degrĂ©s, le long d’une falaise parsemĂ©e de cavernes pour arriver…
…pour arriver lĂ ! Eau limpide et rafraichissante. Splendide.
De très modestes fermiers y vivent en profitant de la caverne comme un garage pour le cheval!
Les belvĂ©dères ne sont pas toujours les plus sĂ©curitaires. On a prĂ©fĂ©rĂ© ne pas tester celui-ci Ă  40 mètres de hauteur…
Je vous disais qu’il faut un minimum de forme physique. La descente du belvédère.
Comme j’écrivais prĂ©cĂ©demment…
Baie de Baracoa. Vue de la colline qui surplombe la ville
Merci à Freddy et sa machette de nous faire découvrir tous les fruits et les noix de coco le long du trek!
Le minou de notre Casa à Villa Paradiso à Baracoa. L’incarnation même de la dolce vita.
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Nada incluido para dos semanas

Voyage dans l’est de Cuba : Holguin – Santiago – Baracoa – Playa Maguana

Voiture américaine à la porte de notre casa particulares Villa Paradiso à Baracoa

Effectivement, le titre rĂ©vèle dĂ©jĂ  le punch. Deux semaines en « rien d’inclus » en opposition aux traditionnels voyages tout inclus . Je prĂ©cise d’emblĂ©e que les propos exprimĂ©s ne chercheront pas Ă  dĂ©valoriser ces derniers qui doivent composer 90% des vacances Ă  Cuba. Nous en avons fait deux fois dans des contextes prĂ©cis pour de courtes pĂ©riodes. C’est pour moi la diffĂ©rence entre « des vacances et un voyage ». Le premier pour se reposer Ă  100% sans les soucis d’organisation les plus Ă©lĂ©mentaires (la troĂŻka gite-nourriture-soleil) et le 2e pour voir du pays et surtout parler aux habitants dans leur vie quotidienne. C’est cette dernière option que nous avons retenu du 10 au 24 juillet 2022 dans l’oriente du pays

D’où le titre de la chronique. Étant donné la courte période de temps, les commentaires seront sous forme de thèmes et non développés de manière chronologique. Cela laissera place aux digressions en ponctuant le tout de photos. Comme lors du long voyage de 2013 en Amérique du Sud, le but est ici de montrer une autre facette de la vie à Cuba en insistant sur le quotidien des gens qui doivent composer avec toutes sortes de défis dans un pays unique. Au delà des vieilles voitures américaines encore très présentes, les buts étaient d’aller à la rencontre des habitants, parler espagnol et échanger quotidiennement avec tout un chacun. En somme, tout ce qu’on ne fait jamais quand on opte pour un tout inclus. Notre Nada Incluido nécessitait en revanche un peu d’effort pour aller chercher les contacts, les saveurs, les sourires, les échanges et aussi les soucis, l’attente et la négociation. On a été servi à souhait. Bonne lecture!

Playa Maguana

L’état du pays et les difficultés

On a de l’expérience dans les voyages en sac à dos, on suit l’actualité assez régulièrement et Nada a même consulté des sites internet sur Cuba avant de partir. Pourtant, les premières 24h furent teintées d’une prise de conscience des difficultés avec lesquelles le pays est au prise. Rien de comparable aux très difficiles années 90 de la période especial, mais les conséquences de la pandémie ont touché Cuba de plein fouet et ses impacts sont visibles au quotidien pour les gens.

Exemple : les bouteilles d’eau. À chaque voyage, c’est un quasi rituel. Après avoir déposé nos bagages dans la casa particulares, nous nous mettons tout de suite à la recherche de l’incontournable 2 litres d’eau embouteillé qui nous accompagnera tout au long des déplacements. On préfère l’acheter en ville que prendre celui qui est dans le petit frigidaire de notre chambre. À Holguin, première ville, dès le début on se rend compte que les bouteilles d’eau sont rares et même impossibles à trouver! C’est le signe que quelque chose cloche avec le réseau de distribution national. On parle bien d’eau ici qui est quand même un besoin essentiel et une ressource produite au pays. On comprendra par la suite que les habitants qui le pouvaient se sont dotés de systèmes de filtration en plus de faire bouillir leur eau. Heureusement que nous avions pris le vaccin anti turista Dukoral avant de quitter.

Au grĂ© des journĂ©es et des dĂ©placements, nous avons pris conscience que les cubains doivent composer avec bien d’autres problĂ©matiques parfois assez contraignantes. Sans s’arrĂŞter aux dĂ©tails, sachez qu’elles sont directement ou indirectement reliĂ©es Ă  la pandĂ©mie, l’absence de tourisme (et de devises Ă©trangères) durant deux ans, les sanctions Ă©conomiques amĂ©ricaines sous Trump (…) et bien d’autres facteurs.

Tout cela se traduit notamment par de très sévères pénuries de carburant, de médicaments, une dévaluation du pesos, des pénuries occasionnelles de produits de base, une dégradation du réseau routier faute d’entretien, des files d’attente impressionnantes à la porte des banques et des magasins d’état. Cela stimule puissamment le retour en force des échanges sur le marché noir pour se procurer surtout de l’essence et changer ses devises. Pour 1$ canadien, les banques cubaines donnaient 18 pesos alors que dans la rue, les changeurs remettaient environ 75 pesos!!!! Vous comprendrez que la différence est abyssale. Plusieurs stations services sont carrément fermées dans les villes et les chauffeurs de taxis (notamment) ont recours à toutes les combines possibles pour transporter les gens. D’ailleurs, on observe le retour d’une grande variété de moyens de transports : motos, vélos, chevaux, ânes et même attelage de boeufs en campagne! On a eu un petit choc dans les premières journées, car aucune lecture nous avait préparé à la situation, mais on s’est adapté et le voyage s’est poursuivi somme toute sans encombre majeur.

Une rue déserte et très propre avec un taxi local tiré par un cheval
Une habitation qui illustre la vie quotidienne.
Rue d’Holguin
Rue en escalier de Santiago
Cimetière national de Santiago de Cuba. Une tombe belle et modeste avec un seul mot : Fidel.
Un trek de rêve dans un parc national à proximité de Baracoa
La vue de notre chambre à la Villa Paradiso, Baracoa. Avec balcon privé en plus!

VoilĂ  pour un premier article.

Prochaines chroniques : les gens , les villes, les anecdotes et surtout, une célébration de la générosité du peuple cubain. À bientôt.

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Tout juste de retour…

On vient tout juste de revenir au pays après ces 2 courtes semaines Ă  Cuba. Quelques articles sont en prĂ©paration. Ils viendront sous peu. L’internet est problĂ©matique Ă  Cuba en ce moment pour les voyageurs de type « backpackers ». Cela aurait Ă©tĂ© une galère de publier de lĂ  bas. Merci de votre patience.

Le pays traverse présentement une période assez difficile et certaines actions & gestes, parfois des plus élémentaires, ne sont pas évidents : acheter de l’eau (!) et de simple billets de bus, faire de longs trajets en taxi à cause de la pénurie d’essence, les coupures d’électricité quotidiennes etc. Cependant, on s’habitue et avec un peu de débrouillardise et d’expérience, tout est possible.

VoilĂ , de petites chroniques et photos Ă  venir.

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Deux semaines Ă  Cuba. L’Oriente de Cuba

Départ le 10 juillet. Plus que quelques jours avant de prendre l’avion pour la 1re fois depuis, depuis quand déjà? On ne sait plus. Les derniers mois ont brisé nos repères, ébranlés nos croyances et affaiblis nos défenses.

Et voilĂ  que lorsque nous croyons retrouver un semblant de  »normalitĂ© », une 7e vague se profile Ă  l’horizon et les aĂ©roports sont rendus sources de stress et d’anxiĂ©tĂ©. C’est quand mĂŞme assez incroyable! La fibre religieuse est inexistante, mais on va prier un peu pour que 1 : nous puissions dĂ©coller et que 2 : nos bagages suivent un tant soit peu jusqu’à Holguin, notre 1re destination dans le secteur Est de l’ile. Ce sera le tremplin pour essaimer vers le centre, Santiago de Cuba et Baracoa. Deux petites semaines pour briser le spleen nord amĂ©ricain et respirer l’air des tropiques. C’est une bien courte escapade quand on la compare Ă  nos expĂ©ditions prĂ©cĂ©dentes, mais celle-ci est la plus attendue de toutes.

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Épilogue

L’avion décolle dans moins de 10 heures. Les sacs à dos sont bouclés. Le coeur léger et la tête pleine de souvenirs, on quitte avec le sentiment du devoir accompli. Le blogue est à jour avec la diffusion hier de quatre (4) séries de photos de la Bolivie. J’espère que vous avez pu les apprécier, particulièrement celles du Sud avec les déserts, lagunes, cactus et paysages de sel.

Cela fait drôle à dire, mais on a bien hâte de retrouver le confort douillet de la maison, la famille, les ami(e)s, le chat, les cheerios et surtout, le Costco ! J’imagine que c’est une des raisons pourquoi on voyage, ça aide à apprécier ce qu’on a lorsqu’on revient.

Et en plus, ils annoncent du soleil pour les 5 prochains jours. Je vous l’avais bien dit que nous l’amènerions avec nous en revenant !

Adios et Ă  dans 24h…

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Dernières photos de Bolivie : Isla del Sol.

Les neiges de la Cordillera Real visible de l'Ile.

La neige éternelle de la Cordillera Real visible de l’Ile.

Yasmina sur une corniche de l'Isla del Sol

Yasmina sur une corniche de l’Isla del Sol

Un vrai trek de rêve et tellement apaisant, calme et ressourçant. À vous de juger avec les prochaines photos !

Un vrai trek de rêve et tellement apaisant, calme et ressourçant. À vous de juger avec les prochaines photos !

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Coucher de soleil. Une vue de notre petit restaurant ou nous sommes allé les 3 soirs pour manger de la truite.

Couché de soleil. Une vue de notre petit restaurant ou nous sommes allé les 3 soirs pour manger de la truite.

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Tout juste à coté de notre chambre

La vue, tout juste Ă  cotĂ© de notre chambre…

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Vue de la fenĂŞtre de notre chambre.

Vue de la fenĂŞtre de notre chambre. Pas mal non ?

Bateau-puma sur le lac Titicaca

Bateau-puma sur le lac Titicaca

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Encore des photos de Bolivie : Sucre, capitale politique & culturelle

Les mercados sont les royaumes des cd et dvd pirates. Comme en Asie.

Les mercados sont les royaumes des cd et dvd pirates. Comme en Asie.

Sucre : cour  intérieure d'un monastère du XVIe siècle.

Sucre : cour intérieure d’un monastère du XVIe siècle.

À Sucre, pratiquement tous bâtiments coloniaux sont en blanc. D'ou son nom : la ciudad blanco.

À Sucre, pratiquement tous bâtiments coloniaux sont en blanc. D’ou son nom : la ciudad blanco.

Vue d'un mirador.

Vue d’un mirador.

Le sympathique petit parc jurassique de la ville.

Le sympathique petit parc jurassique de la ville.

Rue typique.

Rue typique.

Intérieure du même monastère.

Intérieur du même monastère.

Wow, c'est le printemps ''Erablo'' à Sucre. Sans blague, une (autre) manif d'étudiants devant le palais du gouverneur pour réclamer...plus d'$ pour l'éducation !!!!

Wow, c’est le printemps  »Erablo » Ă  Sucre. Sans blague, une (autre) manif d’étudiants devant le palais du gouverneur pour rĂ©clamer…plus d’$ pour l’éducation !!!!

Le cèdre derrière a environ 700 ans ! L'un des derniers de la région.

Le cèdre derrière a environ 700 ans ! L’un des derniers de la région.

Ville blanche, partout...

Ville blanche, partout…

...et toujours immaculée !

…et toujours immaculĂ©e !

Plaza central

Plaza central

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En Bolivie, on voit encore beaucoup de ces antiquités qui roulent fièrement

En Bolivie, on voit encore beaucoup de ces antiquités qui roulent fièrement

Les sucreries sont partout et les gourmandes aussi !

Les sucreries sont partout et les gourmandes aussi !

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Autres photos de Bolivie : Potosi

Rue typique de Potosi

Rue typique de Potosi

Est-ce nécessaire de préciser que tout le monde a bien rigolé en voyant cette ''mineure'' minuscule avec un bandana ?

Est-ce nĂ©cessaire de prĂ©ciser que tout le monde a bien rigolĂ© en voyant cette  »mineure » minuscule avec un bandana ?

Je l'ai écrit, la Bolivie, c'est la capitale mondiale des manifestations.

Je l’ai écrit, la Bolivie, c’est la capitale mondiale des manifestations.

Porte et profondeur.

Porte et profondeur.

Une de mes portes préférées

Une de mes portes préférées

Le diable de la mine qu'il faut  occasionnellement  honorer de cadeaux.

Le diable de la mine qu’il faut occasionnellement honorer de cadeaux.

4 frères qui travaillent dans des conditions épouvantables

4 frères qui travaillent dans des conditions épouvantables

Préparation des fils pour les dynamitages...

PrĂ©paration des fils pour les dynamitages…

La mine de Potosi n'est pas la plus facile Ă  visiter, loin de lĂ .

La mine de Potosi n’est pas la plus facile à visiter, loin de là.

Des installations assez rudimentaires pour la transformation des quelques minéraux trouvés.

Des installations assez rudimentaires pour la transformation des quelques minéraux trouvés.

L'habillage avant la descente.

L’habillage avant la descente.

La ville de Potosi est dominée par le Cerro Rico ou se trouve la mine .

La ville de Potosi est dominée par le Cerro Rico ou se trouve la mine .

Rue de Potosi.

Rue de Potosi.

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Wow, une autoroute neuve entre Potosi et Sucre. Mais les chèvre, ânes et  lamas sont des dangers constants...

Wow, une autoroute neuve entre Potosi et Sucre. Mais les chèvre, ânes et lamas sont des dangers constants…

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Premières photos du Sud de la Bolivie. RandonnĂ©e de 4 jours en 4X4 !

Désert et ciel ahurissant du sud de la Bolivie

Le désert et un ciel ahurissant du sud de la Bolivie

Salar de Uyuni. Des milliers de km2 hallucinants avec une perspective faussée par la pureté du paysage (sel & ciel !)

Salar de Uyuni. Des milliers de km2 hallucinants avec une perspective faussée par la pureté du paysage (sel & ciel !)

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En plein désert de sel, une Ile peuplée de cactus dont certains ont plus de 1000 ans. Surréaliste !

En plein désert de sel, une Ile peuplée de cactus dont certains ont plus de 1000 ans. Surréaliste !

Vue panoramique vue de l'ile des cactus.

Vue panoramique de l’ile des cactus.

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Salar de Uyuni, 6h30 du matin...

Salar de Uyuni, 6h30 du matin…

Salar deUyuni, 6h10 du matin...

Salar deUyuni, 6h10 du matin…

Le ''plancher'' de l'hötel de sel.

Le  »plancher » de l’hötel de sel.

Yasmina découvre l'hötel de sel...

Yasmina dĂ©couvre l’hötel de sel…

Notre chambre...de sel !

Notre chambre…de sel !

Canyon du sud en N. & B.

Canyon du sud en N. & B.

Paysage du sud

Paysage du sud

Ma panoramique préféré !

Ma panoramique préférée !

Un genre de lichen qui pousse sur certaines roches. Comme un tapis.

Un genre de lichen qui pousse sur certaines roches. Comme un tapis.

Canyon et rivière au fond.

Canyon et rivière au fond.

Suite de l'autre !

Suite de l’autre !

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Les lamas ont de jolies lulus pour savoir lesquels sont Ă  qui !

Les lamas ont de jolies lulus pour savoir lesquels sont Ă  qui !

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Le rocher du dromadaire. Assez clair non ?

Le rocher du dromadaire. Assez clair non ?

Lagune spectaculaire avec des flamands roses. Un des plus bel endroit du voyage.

Lagune spectaculaire avec des flamands roses. Un des plus bel endroit du voyage.

Vapeurs de soufre qui se dégage des trous ou bouille une glaise grise. Comme sur une autre planète !

Vapeurs de soufre qui se dégage des trous ou bouille une glaise grise. Comme sur une autre planète !

Suite de la précédente.

Suite de la précédente.

11h : bain thermal totalement naturel. Wow !

11h : bain thermal totalement naturel. Wow !

Vue du désert.

Vue du désert.

Flamands roses en plelin vol.

Flamands roses en plein vol.

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Volcans et altitude...

Volcans et altitude…

sans commentaire...

sans commentaire…

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Yasmina dans un ''cimetière''de lamas.

Yasmina dans un  »cimetière »de lamas.

Petit déjeuner typique de voyage en 4X4.

DĂŻner typique de voyage en 4X4.

Un des milliers de lamas que nous avons croisé durant les 4 jours.

Un des milliers de lamas que nous avons croisé durant les 4 jours.

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L'arrivée dans le sud après un voyage ultra confortable en train

L’arrivée dans le sud après un voyage ultra confortable en train

L'immensité du désert bolivien

L’immensité du désert bolivien

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Ultime chronique de voyage !

Ordre des pays et villes visités

Colombie : 18 février au 5 mars. 

Bogota – Baricharra – Villa de Leyva – Bogota – Zipaquira.

Pérou :    5 mars au 10 avril.

Lima – Trujillo (Huanchaco) – Chiclayo – Lima- Cuzco – Agua Caliente (Machu Picchu) – Cuzco – Arequipa – Puno – Lac Titicaca – Puno

Bolivie : 10 avril au 4 mai

La Paz – Rurrembaraque – Amazonie – La Paz – Tupiza – Salar de Uyuni – Potosi – Sucre – La Paz – Isla Del Sol – La Paz

Préambule

Chose rarissime en Amérique du Sud, le silence n’est brisé par aucun engin motorisé, ni voiture, ni moto, ni autobus. Seul le son du moteur de bateau qui nous a menés ici demeure un lointain souvenir après 24 heures de séjour dans ce lieu oublié par le progrès. Une excellente façon de terminer en beauté un voyage au rythme trépidant et souvent noyé dans l’inévitable cohue des villes sud américaine.

Amorcé sous un soleil de plomb, le trek serpente l’ile en longeant la côte sur plusieurs kilomètres. La marche demeure le seul et unique moyen de se déplacer à travers les villages et celle-ci se fait en compagnie des ânes, vaches, cochons et lamas qui composent l’essentiel des troupeaux des Indiens Aymara, les habitants de l’ile. Un peu de slalom entre les déjections animales qui sont partout et beaucoup d’arrêts pour immortaliser des falaises majestueuses, des corniches escarpées ou des petites baies idylliques nichées au creux de montagnes omniprésentes. L’ile est un bijou aux formes étranges et le lac Titicaca, son écrin d’un bleu azur qui n’a rien à envier aux plus belles teintes de la mer Méditerranée. Rêvez un peu et vous voilà, sans exagération,  dans la mer Égée, au large de la Grèce.

On croise occasionnellement des locaux qui vous saluent invariablement d’un holà ou d’un buenas dia tout en fouettant le derrière d’ânes rétifs et  chargés de victuailles qu’il faut remonter au sommet, une tâche éreintante qu’ils accomplissent pourtant plusieurs fois par jour. Le retour à notre auberge se fait tranquillement et, après une courte douche, quelques heures de devoirs scolaires pour Yasmina. La journée se termine enfin par un repas simple mais succulent ; une soupe de quinoa et une truite fraîche dans un minuscule restaurant du village. Le coucher de soleil est superbe et quelques minutes plus tard, notre hôte dépose sur la table une chandelle qui ajoute au plaisir de savourer le moment présent, presque aussi délicieux que le poisson aux herbes préparé par la cuisinière. Encore quelques gorgés de vin rouge et c’est le retour à notre chambre ou nous nous plongeons sous une couette épaisse pour un sommeil profond. Bienvenue à Isla del Sol, une Ile du lac Titicaca, coté bolivien, ou nous avons passé 4 journées et 3 nuits aussi reposantes que mémorables.

HolĂ  amigos y amigas,

J’espère que vous allez vous assurer que toute la neige est bien fondue avant notre retour au Québec car notre périple achève bientôt. Plus que quelques jours que nous passerons à La Paz afin de compléter les achats de souvenirs et ensuite, hop, le vol vers le nord suivra via Lima, Miami et enfin Montréal. On vous promet de notre coté de vous ramener une forte dose de soleil !

Comme vous l’avez remarqué dans le préambule, nous avons opté pour une dernière escapade vers l’Isla del Sol qui est vraiment une superbe destination  pour relaxer et faire une pause avant le retour au pays. On publiera éventuellement les photos de ce lieu paradisiaque et comme je l’ai dit souvent, si jamais vous visitez  un jour la Bolivie, il sera important de la mettre d’emblée dans votre plan de voyage.

En relisant certains textes du voyage, j’ai remarqué que les commentaires sont souvent riches en termes tels que splendide, formidable, magnifique etc. Comme si le voyage n’avait été que pur plaisir, sans anicroches et pourtant il y en a bien eu quelques-uns.  Alors, pour ne pas sombrer dans une perpétuelle prose trempée dans l’eau de Floride, voici un palmarès (l’ordre n’a pas d’importance) des  choses, trucs, aventures les plus agaçants du voyage.

1)      Traverser les rues dans les pays visités est une aventure constamment stressante. Les piétons ne sont RIEN pour les conducteurs et à au moins 4 reprises, j’ai eu franchement le goût de taper sur certains automobiliste et chauffeurs de bus.

2)     Dans le sud de la Bolivie, nous avons dormis dans un hôtel de sel, ce qui était rigolos. Ce qui l’était moins cependant, il n’y avait qu’une seule douche pour 75 personnes (!!!) Imaginez la cohue et les bagarres (verbales) pour la priorité. Ce soir-là, j’ai choisi de demeurer poussiéreux et à peine malodorant…

3)     La télé est toujours allumée dans les restaurants et joue évidemment à tue-tête, même quand personne ne l’écoute. Comme on aime aller dans les restaurants populaires et vraiment pas touristique, c’est le prix à payer pour goûter les plats du pays dans un cadre typique.

4)     Les toilettes n’ont pratiquement jamais de papier de toilette.

5)     Négocier des voyages avec des agences locales. On a beau avoir de l’expérience, à deux reprises, il fut nécessaire de revenir au bureau pour exiger un remboursement de sommes payées en trop. Ce fut de bonnes bagarres, mais j’enjoins tous et toutes à la prudence et surtout, VÉRIFIEZ les factures et exigez des reçus pour toutes sommes payées.

6)     La Bolivie est un pays ou les grèves et les manifestations sont littéralement des sports nationaux. À quelques reprises, nous avons du modifier nos déplacements en fonction des routes ou villes bloquées par des événements de ce genre. Les gens semblent accepter ces situations avec une certaine philosophie…

7)     Pour ceux qui n’aiment pas les chiens, prĂ©cisons qu’ils sont partout, mais heureusement, on n’en a pas rencontrĂ© d’agressifs, mais les « souvenirs » laissĂ©s derrières, sur les trottoirs ou dans la rue, sont innombrables !…

8)    Marcher dans les quartiers coloniaux est très intéressant, mais ce plaisir est souvent gâché par les fréquents passages d’autobus locaux dont les tuyaux d’échappement dégagent de puissants gaz toxiques. Potosi, par exemple est une jolie ville, mais s’y promener devient parfois extrêmement désagréable sur certaines avenues…

 Voilà pour les désagréments qui furent peu nombreux. Du reste, les 3 pays visités se sont révélé assez différents, souvent superbes avec des gens très sympathiques et toujours prêts à nous aider. Et dire  qu’il y a encore tant à découvrir : Brésil, Argentine, Chili, Équateur qui sont également des destinations de choix… Mais ce sera pour un autre voyage, dans quelques années peut-être.

Enfin, merci à vous tous pour vos commentaires tout au long de notre aventure. J’ose espérer que ce blogue vous aura donné le goût de visiter ces 3 merveilleux pays et que vous aurez eu autant de plaisir à le lire que moi l’écrire ! On a bien hâte de vous revoir dans ce Québec qui n’est pas si mal après tout !!! D’ici là, nous diffuserons des photos du Sud de la Bolivie, de Potosie, Sucre et bien sur, d’Isla del Sol.

Hasta Luego 

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Chronique du PĂ©rou et de la Bolivie

Ordre des pays et villes visités

Colombie : 18 février au 5 mars. 

Bogota – Baricharra – Villa de Leyva – Bogota – Zipaquira.

Pérou :    5 mars au 10 avril.   

Lima – Trujillo (Huanchaco) – Chiclayo – Lima- Cuzco – Agua Caliente (Machu Picchu) – Cuzco – Arequipa – Puno – Lac Titicaca – Puno

Bolivie : 10 avril au 4 mai

La Paz – Rurrembaraque – Amazonie – La Paz – Tupiza – Salar de Uyuni – Potosi – Sucre – La Paz

Hola amigos y amigas,

Pendant que les princesses se reposent de l’expĂ©dition de 4 jours et 3 nuits en 4X4 dans les terres sauvages, arides et superbes du sud de la Bolivie, je prends enfin le temps de « coucher sur écran » les dernières impressions de ce voyage qui approche tranquillement de son terme. DĂ©jĂ  plus de 10 semaines et il est clair que le retour Ă©ventuel au QuĂ©bec ne sera pas si difficile tant les expĂ©riences, Ă©motions et plaisirs vĂ©cus jusqu’à maintenant sont mĂ©morables. J’ose espĂ©rer que ceux et celles qui, comme moi au dĂ©part, hĂ©sitaient Ă  visiter des pays d’AmĂ©rique du Sud, balaieront rapidement toute crainte Ă  ce sujet. Ce serait manquer quelque chose de magnifique. Nous avons Ă  ce jour accumulĂ©s plus de 4000 photographies et certaines de celles-ci feraient la joie de plusieurs Ă©ditions du National Geographic !…

Et parlant de paysages inoubliables, encore quelques mots sur le Pérou et plus particulièrement sur le légendaire lac Titicaca. Cela fait plus de 40 ans que cette étendue d’eau occupe mon esprit. Je m’entends encore répondre à ma vieille tante Jeanine que c’est impossible qu’un lac puisse s’appeler d’un nom aussi ridicule et que c’est sûrement une blague qu’on fait aux enfants naïfs. Et Yasmina qui a eu la même réaction que moi quand je lui ai parlé de celui-ci. Il a même fallu que je lui donne la preuve de son existence en lui pointant le lieu sur le globe terrestre !!!

Et bien le lac existe vraiment et il est pas mal loin de ressembler à ce que son nom inspire lorsqu’on l’entend pour la première fois. Il s’agit du lac le plus haut perché au monde, soit à près de 4000 mètres. À cette altitude, la luminosité est unique, permettant ainsi à l’eau et au ciel de se parer de couleurs éblouissantes, particulièrement aux aurores et  couchés de soleil. À notre arrivée à Puno, une ville sans histoire en bordure du lac, Yasmina et moi avons tôt fait de se tremper la main dans l’eau pour enfin exorciser le doute qui nous rongeaient sur son existence depuis tant d’années. Nous avons ensuite acheté nos billets afin de visiter le lac et 3 de ses Iles. Il s’agit en fait d’une croisière qui inclut une nuit sur l’une de ces Iles, dans une maison privée ou habitent des Indiens Quechua. Un genre de bed & breakfast, version locale.

Il s’agit d’une très agrĂ©able façon de dĂ©couvrir cette immense Ă©tendue d’eau tout en explorant via quelques escales des endroits touristiques, mais toujours superbes. Un premier arrĂŞt Ă  Uros ou l’on retrouve des indiens qui vivent sur des Iles flottantes. Ce sont d’immenses radeaux composĂ©s de fibres vĂ©gĂ©tales empilĂ©es les unes sur les autres et sur lesquels on retrouve de rudimentaires habitations qui permettent Ă  des centaines de locaux de vivre de la pĂŞche et surtout, de la vente d’artisanat aux nombreux touristes qui dĂ©barquent quotidiennement ici. Il s’agit d’un mode de vie assez fascinant qui mĂ©rite le dĂ©tour. Il faut cependant faire gaffe ou on met les pieds car elles ont beau ĂŞtre flottantes, certaines faiblesses de la surface sont parfois imbibĂ©es d’eau et Yasmina en a eu la très humide expĂ©rience en trempant totalement une espadrille dans l’une de ces imperfections !…

La première journée se termine par une escale à Amantani, une Ile assez imposante ou nous avons passé la nuit. Dès qu’on accoste au quai, quelques « cholitas » (des indiennes coiffées du costume traditionnel) attendent les touristes et, après une brève discussion avec le capitaine, l’une de celles-ci s’en va avec  « ses touristes » qui sont littéralement « choisis » et non le contraire ! Nous nous sommes donc retrouvés à dormir dans une maison typique de l’Ile avec pour compagnons quelques autres touristes logés dans d’autres (petites) chambres. Ce fut une drôle et intéressante expérience car nos hôtesses étaient vraiment gentilles et tellement accueillantes. Nous avons eu le temps de faire une exténuante, mais très belle marche vers le sommet de l’Ile sur lequel on retrouve des ruines Incas. De là, une vue imprenable sur le lac doublé d’un coucher de soleil superbe ont récompensé nos efforts de la plus belle façon. Enfin, le lendemain, après de chaleureux adieux à nos cholitas, nous avons repris le bateau vers Puno, pour faire une dernière escale sur une autre Ile encore plus belle que la précédente. Un sentier superbement aménagé permet d’en faire le tour et c’est durant ce trek que nous avons pris nos plus belles photos du lac et de ses montagnes. Un soleil omniprésent et une eau turquoise se mariaient pour donner un cocktail de couleurs de première qualité. On a adoré ces deux journées et encore une fois, il s’agit d’une petite escapade à ne pas manquer. C’est d’ailleurs sur ces dernières notes que s’est achevé notre séjour au Pérou. Le lendemain, nous avons pris l’autobus pour un voyage de 5 heures vers La Paz en Bolivie. Nous garderons un souvenir impérissable de ce pays magnifique et plusieurs milliers de photos pour en témoigner.

La Bolivie

Dans le courriel précédent, je vous ai déjà donné quelques détails à propos de La Paz qui demeure une ville assez trépidante et pleines de contrastes, mais pour la Bolivie, que dalle. Il s’agit d’un pays que je ne connaissais pas sinon que c’est le plus pauvre d’Amérique du Sud, que son président actuel, Evo Morales, est un indien Quechua, ancien cultivateur de feuilles de coca (!) qui n’hésite pas à tenir tête aux États-Unis, que ses ressources minières et naturelles sont immenses et qu’enfin, en 1968, c’est ici que le Che s’est fait descendre dans une embuscade de l’armée bolivienne. Assez mince comme connaissances du pays non ? Je me suis donc promis de le découvrir au maximum durant les 4 dernières semaines du voyage. Et tant qu’à verser dans l’exotisme, quoi de mieux qu’une petite expédition en Amazonie, la patrie de toutes les bibittes venimeuses du monde !

L’Amazonie

Et c’était comment l’Amazonie ? Vous avez peut-être déjà lu le récit de l’expéditions aux toilettes et vu les dernières photos pour avoir une certaine idée des lieux. Il s’agit avant tout d’une occasion unique d’apprécier un écosystème vraiment spécial. Ces 3 jours furent bien remplis par de belles « randonnés » sur la rivière pour admirer les singes et oiseaux qui sont très nombreux. L’odeur particulière de la jungle et les bruits omniprésents s’ajoutaient pour créer une ambiance fascinante. De plus,  nous avons pu découvrir le dauphin d’eau douce qui est une espèce assez rare et présente seulement dans certaines parties de l’Amazonie. Je ne croyais pas avoir la chance de voir un jour un tel animal qui est évidemment protégé.

La seule réelle déception du voyage fut l’absence de piranhas qui, malgré de louables efforts de notre guide, ont refusé de mordre aux appâts que nous leur avons tendus. À deux reprises, nous sommes allés dans les secteurs les plus propices pour la capture de ces petits prédateurs et les deux fois nous sommes revenus bredouilles.  La dernière matinée du séjour fut consacrée à débusquer des anacondas dans la pampa tropicale. Encore ici, nous avons du baisser pavillon car les moustiques conjugués à une boue profonde et très liquide ont stoppé net notre progression sur ce sol inhospitalier. Yasmina n’arrivait plus à avancer et dès qu’elle levait une jambe, sa botte demeurait prisonnière de la gadoue… Au diable les serpents, on a rebroussé chemin.

Ce fut en somme une expérience vraiment dépaysante. La route pour se rendre était en soi une aventure car des pluies diluviennes avaient rendu le chemin à peu près impraticable à tous les véhicules, sauf les 4X4. Mais arrivé au chalet, on a pu apprécier le confort rustique de l’endroit, surtout que notre cuisinière s’est surpassée pour nous préparer de succulents repas. Et en plus, il y avait un jeu de baby-foot pour se distraire un peu. Mentionnons enfin les sympathiques petits singes capucins qui, durant un après-midi,  n’ont pas hésité à pénétrer dans la cuisine pour venir voler quelques bananes oubliées sur le comptoir ! Pour ce faire, ils devaient se déplacer avec dextérité sur un mince câble électrique en évitant de tomber car juste en dessous,  2 sympathiques caïmans se faisaient dorer la couenne au soleil… Pour plus de détails, je vous invite à jeter un coup d’œil aux photos diffusées il y a quelques jours.

Le sud de la Bolivie

Après la chaleur accablante de l’Amazonie,  nous avons mis le cap vers le sud de la Bolivie, à une altitude de 4000 mètres, pour explorer cette immense région sauvage, très peu peuplée et reconnue pour ses déserts, canyons, lagunes et surtout, pour ses vastes plaines de sable blanc ou la perspective est complètement faussée par le relief et le ciel. De La Paz, nous avons opté pour un voyage hybride en combinant 3 heures d’autobus jusqu’à Ururo  pour ensuite faire un voyage de nuit en train qui nous a mené à Tupiza, à l’extrême sud du pays. Les frontières du Chili et de l’Argentine étant situées quelques dizaines de km plus loin. Pour visiter la région, il est impératif de recourir aux services d’une agence qui fournit le guide-chauffeur, une cuisinière et bien sur, un 4X4 Land Cruiser qui demeure ici le seul véhicule capable de parcourir des pistes très exigeantes.

Une escapade de 4 jours et 3 nuits donc en compagnie d’un guide fantastique (Jesus) et d’une cuisinière hors-pair qui a rapidement adopté Yasmina. Comme ils ne parlaient que très peu l’anglais, nous avons pratiqué notre espagnol et les progrès accomplis durant le voyage furent des plus remarquables pour toute la famille. Pour ceux que cela intéresse, le nom de l’agence est Alejandro Travel (cf. le guide Lonely Planet) et je la recommande sans réserve si jamais vous décidez d’aller tenter l’expérience.

Avec le recul et après avoir classé sommairement les photos de ces 4 jours, je peux affirmer qu’il s’agit pour moi de la plus belle aventure du voyage. Plus que le Machu Picchu, ce qui n’est pas rien ! Tenter de décrire par des mots la beauté des paysages parcourus serait aussi futiles qu’utopique. Il faut le voir de ses propres yeux et s’arrêter pour apprécier le silence total et quasi oppressant qui caractérise la plupart des sites visités. Il n’est pas difficile pour moi d’affirmer avoir vu les plus beaux panoramas de ma vie. À chaque journée pleine de lieux inoubliables, succédaient le lendemain encore d’autres paysages encore plus impressionnants pour se terminer glorieusement avec la visite du Salar d’Uyuni. Nous publierons bientôt des photos qui se passent de commentaires. Yasmina s’est follement amusée à grimper des rochers sculptés par le vent et l’érosion , à marcher dans un cimetière de lamas , à se baigner dans une source thermale, à découvrir des geysers de boue brûlantes aux effluves de soufre et surtout, surtout, à prendre des photos truquées dans la plaine de sel. Des souvenirs mémorables pour toute la famille et je vous enjoins tous et toutes qui lisez ces lignes à tenter l’expérience un jour si vous le pouvez. Vous ne le regretterez jamais. Merci à Jesus et Susana, nos deux amis qui sont aussi responsables du succès de cette expédition qui restera à jamais gravée dans nos cœurs comme un moment très fort du voyage. 1200 km de pur bonheur !

Potosi y Sucre

Notre séjour dans le sud de la Bolivie s’est terminé par de courts séjours dans deux villes coloniales importantes : Potosi et Sucre. La première est célèbre pour  le Cerro Rico, une colline qui domine la ville et fut durant près de 4 siècles une mine d’argent d’une incomparable richesse. Quand à Sucre, il s’agit de la capitale politique et culturelle du pays, reconnue pour la blancheur impeccable de ses maisons et pour une beauté architecturale telle que l’Unesco l’a inscrite au patrimoine de l’humanité en 1985.

La ville de Potosi est plutôt jolie avec ses nombreux bâtiments de l’époque coloniale, mais l’exigüité de ses rues jumelée aux nombreux autobus locaux ultra-polluants rendent sa découverte à pied souvent déplaisante, voire étouffante sur certaines artères. Outre quelques musées intéressants, la principale attraction de la ville est la visite de la célèbre mine. Il faut savoir que celle-ci fut la source principale des richesses de l’Empire Espagnol et que les nombreux galleons qui croisaient sur les mers avaient souvent les cales pleines de lingots coulés à Potosi. Ces richesses excitaient la convoitise des innombrables corsaires et pirates qui infestaient les routes maritimes, toujours à l’affut d’un bâtiment isolé ou à la traine du convoi. Source fondamentale de la richesse de Potosi et de la beauté de ses maisons bourgeoises, la mine fut, paradoxalement, un milieu de travail épouvantable ou des centaines de milliers d’indiens et d’esclaves sont morts dans les plus atroces conditions imaginables…Durant des siècles…Aujourd’hui, l’argent n’est plus qu’un lointain souvenir et les quelques dizaines (centaines ?) de mineurs qui persistent à creuser la montagne ne récoltent que des miettes en minerais divers pour un salaire de famine. Et les conditions de travail sont toujours apocalyptiques en plus de respirer une poussière toxique éternellement en suspension dans les galeries.

On a fait la visite de la mine un dimanche matin. Dire que j’y allais de gaité de cœur serait un peu exagéré compte tenu des avertissements des guides touristiques et du document que nous devions signer avant de se lancer dans les tunnels. Mais bon, il s’agit d’une autre expérience ou le confort cède la place à l’exotisme le plus pur…

D’entrĂ© de jeu, les couloirs conviennent bien plus aux personnes de petite taille et inutile de vous dire que cela fut très facile pour Yasmina et Nada, alors que moi, je devais m’incliner comme la tour de Pise pendant de longues minutes de marche. VĂŞtus de pantalons et d’une chemise très amples, un bandana sur le nez et la bouche, coiffĂ©s d’un (vrai) casque de mineur et la lampe bien allumĂ©e, nous nous sommes promenĂ©s pendant 1h45 dans des galeries assez difficiles, tantĂ´t sèches, tantĂ´t pleines d’eau, par une chaleur de 35-37 degrĂ©s. Via notre guide qui parlait Ă  quelques mineurs prĂ©sents ce jours-lĂ , nous avons pu apprendre pas mal de dĂ©tails sur le travail dans la mine et ses vicissitudes qui sont lĂ©gion. C’est vraiment une existence infernale qui inspire beaucoup de sympathie pour  ceux qui s’y adonnent. Au terme d’une marche Ă©reintante (pour moi), nous avons retrouvĂ© le grand air avec soulagement. La visite de la mine de Potosi n’est pas une expĂ©rience nĂ©cessairement « plaisante », et mes sentiments sont partagĂ©s, mais une chose est certaine, je ne pourrai pas l’oublier !…

Voilà, J’écris ces lignes de Sucre qui est une très belle ville qui permet de se reposer après bien des aventures. Rien d’exceptionnel à raconter ici sinon que nous avons pu observer quelques traces de dinosaures du crétacé dans un petit musée sympathique. Nous prenons à nouveau l’avion demain  pour La Paz ou nous dormirons une seule nuit avant l’ultime expédition : 3 jours dans les Iles du lac Titicaca, mais du coté bolivien cette fois.

Entrefilets :

Depuis notre arrivée au Pérou, c’est fou comme on rencontre des gens vraiment super sympathique et c’est ce qui est magnifique dans un voyage en sac à dos. Des jeunes, des vieux, des couples, qui nous alimentent en informations, conseils et trucs d’une destination à l’autre.

La Bolivie remporte le prix du coup de cœur des 3 pays visités. Malgré ses grèves incessantes qui bloquent des routes et modifient inopinément les projets, il se dégage de ce pays un je ne sais quoi de tellement attachant et magique…

Yasmina et moi commençons sincèrement à nous ennuyer de notre chat siamois Coco qui semble dangereusement s’attacher à grand-maman qui le garde depuis notre départ.

À ne pas manquer si vous visitez un jour la ville de La Paz : le petit musée de la coca qui vous explique en détail la différence entre la feuille (de coca) et la saloperie chimique que représente la cocaïne. Très bien fait et franchement instructif pour quiconque s’intéresse au sujet. Et comme on dit ici : Coca si, cocaïne no !

Bénissez le ciel d’être canadien. J’ai parlé à des américains hier et ils m’ont expliqué ce qui est nécessaire pour eux s’ils désirent visiter la Bolivie. Des tonnes de formulaires, un visa et pleins de petits enquiquinements. Le président Evo Morales a décidé d’exiger des citoyens américains qui veulent visiter le pays les mêmes documents qui sont demandés aux boliviens qui désirent aller aux États-Unis. Œil pour œil, dent pour dent…

Allez, je vous souhaite un aussi beau printemps que nous, car ici, le soleil est présent tous les jours  à 100% !

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Premières photos de la Bolivie : La Paz & l’Amazonie

Autre rue de La Paz

Une rue de La Paz

Notre sympathique embarcation pour se rendre au "lodge". 2 heures de bateau.

Notre sympathique embarcation pour se rendre au « lodge ». 2 heures de bateau.

Une fĂŞte de rue Ă  La Paz

Une fĂŞte de rue Ă  La Paz

Panorama de La Paz

Panorama de La Paz

Autre pays, autres moeurs. Pour le vol de retour vers La Paz, l'accès au cockpit était "un jeu d'enfants"...

Autre pays, autres moeurs. Pour le vol de retour vers La Paz, l’accès au cockpit Ă©tait « un jeu d’enfants »…

Le Caïman mesurait plus de 2,50m de long. Entre 50 et 60 ans selon notre guide. Prière de ne pas tomber dans l'eau.

Le Caïman mesurait plus de 2,50m de long. Entre 50 et 60 ans selon notre guide. Prière de ne pas tomber dans l’eau.

Une bonne baignade avec  les piranhas, caĂŻmans et dauphins d'eau douce !

Une bonne baignade avec les piranhas, caïmans et dauphins d’eau douce !

La chasse aux anacondas ne fut pas un succès, mais s'est repris avec les moustiques qui étaient là par millions...

La chasse aux anacondas ne fut pas un succès, mais on s’est repris avec les moustiques qui Ă©taient lĂ  par millions…

Une petite fille dans la boue, cernée de moustiques avec une chaussette dans la bouche...

Une petite fille dans la boue, cernĂ©e de moustiques avec une dĂ©barbouillette dans la bouche…

Coucher de soleil en Amazonie.

Coucher de soleil en Amazonie.

4h30 de route infernale pour se rendre vers le lieu d"embarquement. En chemin, 2 poids lourds immobilisés dans la gadoue.

4h30 de route infernale pour se rendre vers le lieu d »embarquement. En chemin, 2 poids lourds immobilisĂ©s dans la gadoue.

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Prochaines photos : des payasages amazoniens.

Prochaines photos : des payasages amazoniens.

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Ls singes sont partout.

Ls singes sont partout.

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Coup de main Ă  notre guide en eau peu profonde.

Coup de main Ă  notre guide en eau peu profonde.

Les bébés sont immobiles pour ne pas attirer l'attention des prédateurs, les caïmans en particulier...

Les bĂ©bĂ©s sont immobiles pour ne pas attirer l’attention des prĂ©dateurs, les caĂŻmans en particulier…

La fameuse toilette est au bout de la passerelle !

La fameuse toilette est au bout de la passerelle !

Notre modeste chambre avec les essentiels moustiquaires.

Notre modeste chambre avec les essentiels moustiquaires.

Notre "lodge" sur pilotis.

Notre « lodge » sur pilotis.

Les petis singes capucins ne se gĂŞnent pas pour envahir la pirogue et venir chaparder de la nourriture.

Les petis singes capucins ne se gĂŞnent pas pour envahir la pirogue et venir chaparder de la nourriture.

On a baptisé celui-ci, le poseur, car dès qu'on passe près, il déploie ses ailes de manière ostentatoire.

On a baptisé celui-ci, le poseur, car dès qu’on passe près, il déploie ses ailes de manière ostentatoire.

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J'ai baptisé ceux-ci, les Billy Idol à cause de la coupe de cheveux !!!

J’ai baptisé ceux-ci, les Billy Idol à cause de la coupe de cheveux !!!

Vue de l'aéroport national... avec la "tour" de contrôle...

Vue de l’aĂ©roport national… avec la « tour » de contrĂ´le…

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Ultimes photos du PĂ©rou : Puno et le lac Titicaca

Lac Titicaca : Le trek dans l'Ile D'Amantani.

Lac Titicaca : Le trek dans l’Ile D’Amantani.

Les couleurs sont d'une telle intensité !

Les couleurs sont d’une telle intensité !

Une Ile et le lac arrière-plan.

Une Ile et le lac arrière-plan.

Panorama du lac.

Panorama du lac.

Ce monsieur qui tient Yasmina s'est avéré un compagnon de voyage fascinant et très drôle. Il a maché environ 3 tonnes de feuilles de coca en 2 jours !

Ce monsieur qui tient Yasmina s’est avéré un compagnon de voyage fascinant et très drôle. Il a maché environ 3 tonnes de feuilles de coca en 2 jours !

L'entrée de notre chambre. Oui je me suis cogné la tête une fois, assez solidement d'ailleurs...

L’entrĂ©e de notre chambre. Oui je me suis cognĂ© la tĂŞte une fois, assez solidement d’ailleurs…

Une de nos hôtesses prépare le repas du soir à l'ancienne

Une de nos hôtesses prépare le repas du soir à l’ancienne

Chez notre famile d'accueil, Yasmina s'est fait cette petite amie très rapidement !

Chez notre famile d’accueil, Yasmina s’est fait cette petite amie très rapidement !

Une des fameuses  Iles flottantes d'Uros.

Une des fameuses Iles flottantes d’Uros.

Ce n'est pas une blague, Une tempête de grêle importante a "ruiné" notre visite des tombes de Sullanstani,  pas loin de Puno.

Ce n’est pas une blague, Une tempĂŞte de grĂŞle importante a « ruinĂ© » notre visite des tombes de Sullanstani, pas loin de Puno.

Une petite idée de la grêle qui est tombée... On se croyait presque au Québec !....

Une petite idĂ©e de la grĂŞle qui est tombĂ©e… On se croyait presque au QuĂ©bec !….

Panorama du lac vu d'une Ile

Panorama du lac vu du port de Puno

Une photo pour les couleurs !

Une photo pour les couleurs !

Yasmina met enfin la main dans le lac Titicaca.

Yasmina met enfin la main dans le lac Titicaca.

Les chiens sont partout, mais heureusement pas agressifs. Une photo pour le charme des vieux bidons de couleur...

Les chiens sont partout, mais heureusement pas agressifs. Une photo pour le charme des vieux bidons de couleur…

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